Utilisation de l’eau

L’eau joue un rôle important pour l’exploitation du pétrole et du gaz.

Comment on utilise l’eau pour l’exploitation non conventionnelle du pétrole et du gaz

L’eau joue un rôle important dans l’exploitation non conventionnelle du pétrole et du gaz naturel. Lors du forage d’un puits, on ajoute de l’eau à la boue de forage pour faciliter l’élimination des roches et des éclats de roche du trépan et refroidir celui-ci. Si le gaz naturel emprisonné dans la roche ne peut pas circuler facilement jusqu’à la surface, on « complète » le puits par fracturation hydraulique, ce qui nécessite de grandes quantités d’eau. Une fois que le puits produit, on n’a plus besoin d’autant d’eau, mais on peut en avoir besoin sur le site pour d’autres activités secondaires comme le dépoussiérage ou le lavage de l’équipement. On utilise également de l’eau lors de la construction, par exemple pour la construction de routes de glace . 

en Anglias

Comment utilise-t-on l’eau lors de la fracturation hydraulique?

Une fois que le puits a été foré, on y injecte à haute pression un mélange principalement composé d’eau et de sable, ainsi que d’une petite quantité d’additifs, afin de créer de toutes petites fractures dans la roche. Ces fractures sont élargies par les grains de sable, ce qui permet au pétrole ou au gaz naturel de remonter vers la surface. Chaque additif joue un rôle précis, par exemple pour limiter la prolifération bactérienne ou prévenir la corrosion. Les règlements en vigueur en Alberta et en Colombie-Britannique exigent en outre des producteurs qu’ils divulguent publiquement les additifs qu’ils utilisent pour la fracturation hydraulique, puits par puits; voir : http://fracfocus.ca (en anglais)

Quelle quantité d’eau utilise-t-on pour la fracturation hydraulique?

La quantité d’eau utilisée pour la fracturation hydraulique dépend des caractéristiques du puits et de la formation géologique sur laquelle il se trouve; mais, en moyenne, une opération de fracturation hydraulique nécessite entre 5 000 et 30 000 mètres cubes d’eau. Dans certains cas (exploration ou travaux préliminaires d’exploitation), cette eau provient des eaux de surface ou des nappes d’eau douce souterraines; dans d’autres cas (pleine exploitation sur le terrain), l’eau provient d’autres sources - par exemple, eau salée, eau souterraine non potable, eau de reflux, eau extraite et eaux usées municipales ou industrielles. 



Selon la Oil and Gas Commission (OGC), organisme de réglementation de la Colombie-Britannique, en 2014, on a utilisé en moyenne 13 000 mètres cubes d’eau pour chaque puits foré par fracturation hydraulique. Les données de l’OGC montrent que la quantité d’eau extraite aux fins de l’exploitation du gaz naturel est peu importante par rapport à la quantité d’eau totale disponible dans le nord-est de la Colombie-Britannique. En 2015, 0,004 % des eaux de ruissellement dans cette partie de la province ont été utilisées en lien avec des permis d’utilisation des eaux et des autorisations de courte durée. (Source : rapport annuel 2015 de la BCOGC).

Réduire la quantité d’eau utilisée

L’industrie accorde la priorité à la réduction de la quantité d’eau de surface et d’eau douce souterraine utilisée pour la fracturation hydraulique. Il existe plusieurs méthodes pour y parvenir :
  • Puiser dans d’autres sources, de qualité moindre ou inutilisables à d’autres fins, par exemple l’eau salée souterraine
  • Réutiliser l’eau extraite et l’eau de reflux lors d’opérations subséquentes de fracturation hydraulique
  • Partager les sources d’eau dans le cadre d’opérations multiples ou avec d’autres exploitants
  • Collaborer avec les collectivités afin d’utiliser les eaux usées municipales une fois traitées
  • Investir dans la recherche afin d’élaborer des technologies de fracturation hydraulique nécessitant moins d’eau

Histoire de réussite 

Voici un exemple de pratique exemplaire au sein de l’industrie pour ce qui est de la gestion efficace de l’eau. Shell Canada s’efforce de réduire son empreinte globale en eau douce en utilisant en priorité des eaux usées municipales dans le cadre de ses opérations. À la fin de 2014, Shell a conclu une entente avec la municipalité de Fox Creek afin d’utiliser les eaux usées municipales lors de ses opérations de complétion. En échange de cette utilisation de l’eau, Shell a financé les activités d’ingénierie et de conception visant à moderniser les installations municipales de traitement des eaux brutes. Cette autre source d’eau, qui constitue un élément essentiel de la stratégie globale d’approvisionnement en eau de Shell dans la région de Fox Creek, remplace près de 400 000 mètres cubes d’eau douce utilisés annuellement.

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