Gaz naturel liquéfié (GNL)

L’émergence de l’industrie du GNL offre la possibilité de générer des avantages économiques pour les Canadiens.


Qu’est-ce que le GNL?

Lorsqu’il est produit en vue d’un usage domestique, le gaz naturel est acheminé sous forme de vapeur par un réseau de gazoducs à un distributeur local, puis livré aux clients.  

Lorsqu’on expédie le gaz naturel vers des marchés étrangers éloignés de son lieu de production, il faut en réduire le volume, c’est-à-dire le comprimer pour pouvoir expédier de gros volumes à moindre coût – cette compression liquéfie le gaz. Elle permet d’en réduire le volume d’environ 600 fois et crée le GNL.

Puisque les ressources canadiennes en gaz naturel se trouvent majoritairement en Colombie-Britannique et en Alberta, le meilleur endroit pour établir de nouvelles installations de traitement et d’expédition du GNL est la côte Ouest canadienne. Celle-ci est également près de nouveaux marchés potentiels en Asie du Sud-Est, en Inde et en Chine.

Retombées économiques

Le développement de l’industrie canadienne du GNL et, par le fait même, la mise en valeur du gaz naturel pourraient produire des retombées économiques significatives, partout au Canada, à condition que les projets de gaz naturel soient réalisés rapidement, avec un accès vers les marchés internationaux.

Une industrie du GNL sur la côte Ouest, qui exporterait environ 30 millions de tonnes annuellement, permettrait à l’économie canadienne de croître de 7,4 milliards de dollars en moyenne, chaque année, au cours des 30 prochaines années. Cet accroissement des échanges commerciaux créerait d’importants nouveaux revenus pour les gouvernements, une croissance économique ainsi que des emplois. (Source: Conference Board du Canada)

Création d’emploi dans l’industrie canadienne du gaz naturel

Le développement et l’exportation du GNL canadien permettraient non seulement de répondre à une demande énergétique mondiale croissante grâce à un combustible plus propre, mais ils créeraient également des emplois au Canada. Les activités en amont, liées à une seule installation de GNL en Colombie-Britannique qui exporterait deux milliards de pieds cubes de GNL par jour (Gpi3/j) créerait 20 000 emplois directs, indirects et induits dans cette province. (Source: Conference Board du Canada)

Une occasion pour les peuples autochtones du Canada

Si les projets de gazoducs et d’infrastructures de GNL voyaient le jour au sein de leurs territoires traditionnels, les communautés autochtones bénéficieraient d’importantes retombées économiques, de formation spécialisée et d’une gérance de l’environnement.

En Colombie-Britannique, par exemple, près de 90 pour cent des 32 Premières Nations dont le territoire traditionnel est touché par un projet de pipeline ont manifesté leur appui, par l’entremise d’une ou plusieurs ententes sur les retombées du pipeline (Source: Gouvernement de la Colombie-Britannique).

Le procédé

La création de GNL comporte trois phases :

Phase 1 – Liquéfaction

La liquéfaction ou la réduction du volume débute après le transport du gaz naturel, par gazoduc, du champ d’exploitation vers l’usine de liquéfaction. À ce stade, on y élimine les impuretés afin de créer un produit principalement composé de méthane et de petites quantités d’azote et d’autres hydrocarbures. Le gaz naturel atteint une température d’environ -161°C quand il devient liquide. Le GNL est stocké dans des citernes isolées; il reste ainsi froid jusqu’à ce qu’il soit prêt pour l’expédition.

Phase 2 Transport/stockage

Dans l’usine de liquéfaction, le GNL circule dans un gazoduc à l’aide duquel il est pompé dans des navires transporteurs de GNL à double coque, conçus pour les longs trajets en mer. Ces navires sont conçus pour conserver le GNL froid et minimiser l’évaporation. Ils peuvent contenir jusqu’à 9,4 millions de pieds cubes de GNL, ce qui équivaut à 5,6 milliards de pieds cubes de gaz naturel sous sa forme gazeuse.  

Phase 3 Regazéification/stockage

Quand le navire arrive à destination, le GNL est déchargé et entreposé dans des réservoirs isolés qui le gardent froid. Au besoin, on réchauffe le GNL pour le ramener à son état gazeux et l’acheminer aux clients par gazoduc.

Faits saillants à propos du GNL

  • Le gaz naturel atteint -161°C quand il se liquéfie.
  • Le GNL est un liquide transparent, incolore, inodore et non toxique.
  • Le GNL est 600 fois moins volumineux que le gaz naturel à l’état gazeux.
  • Les navires transporteurs de GNL peuvent contenir jusqu’à 9,4 millions de pieds cubes de GNL, ce qui équivaut à 5,6 milliards de pieds cubes de gaz naturel sous sa forme gazeuse.
  • Plus de 135 000 trajets ont été effectués par des navires transporteurs de GNL sans accident majeur ou problème de sûreté ou de sécurité, que ce soit dans les ports ou en mer. (Source : Centre for Liquefied Natural Gas).
  • Il faudrait entre 8 et 11 jours pour atteindre les marchés asiatiques, depuis les installations proposées sur la côte ouest du Canada.

Expédier le GNL de façon sécuritaire

La sécurité du transport de GNL est éprouvée.  En 1959, le tout premier navire-citerne de GNL (ou méthanier) au monde a transporté du GNL de façon sécuritaire de la Louisiane au Royaume-Uni. Avec plus de 50 ans d’expérience en transport maritime, au-delà de 135 000 trajets ont été effectués par des méthaniers, partout dans le monde, sans accident majeur ou problème de sûreté ou de sécurité, que ce soit dans les ports ou en mer. (Source : Centre for Liquefied Natural Gas)

Les méthaniers sont conçus pour être extrêmement sécuritaires, grâce aux caractéristiques suivantes:

  • Navires à double coque.
  • Les citernes de cargaison qui contiennent le GNL sont séparées de la structure de la coque à l’aide d’une épaisse couche d’isolation.
  • L’installation de systèmes de transport fermés, afin de prévenir l’évacuation de vapeurs lors du chargement et du déchargement.
  • Contrôle de la température et de la pression.
  • Système de détection des gaz et indicateurs de niveau de liquide dans les citernes de cargaison.

Histoire de réussite – Le GNL à usage résidentiel

En 2017, BC Ferries a introduit trois nouveaux navires de classe Salish dans sa flotte: le Salish Orca, le Salish Eagle et le Salish Raven. Ces navires utilisent le GNL comme carburant. Selon BC Ferries, ce passage au GNL fera économiser de l’argent à l’entreprise et réduira ses émissions de CO2 de 12 000 tonnes par an; cela équivaut à retirer chaque année 2 500 véhicules des routes. Les navires parcourent le trajet entre Tsawwassen et Swartz Bay, qui est le plus emprunté par la flotte.

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